Ce blog se propose de parler du roman pour la jeunesse, passé et actuel, qu'il soit destiné aux jeunes lecteurs ou que ces derniers l'aient plébiscité. J'y déposerai mes notes de lecture sur les romans que j'ai lus et sur les ouvrages critiques qui étudient cette partie de la production éditoriale pour la jeunesse. Je ne suis qu'un amateur, mon opinion est donc parfaitement subjective. Étant plutôt positive dans la vie, je ne parlerai que des oeuvres qui m'ont plu, beaucoup intéressée ou dont je pense qu'elles occupent une place à part dans ce vaste corpus dont je ne ferai évidemment pas le tour. Au lieu de garder mes notes sur des cahiers de papier, je les confie à ce blog pour les partager, et pourquoi pas, provoquer des échanges ou discussions sur le roman pour la jeunesse, français et étranger. Enfin, ce blog porte le prénom de trois personnages qui me semblent emblématiques : Rémi, le petit orphelin de Sans Famille d'Hector Malot, né dans les années 1870 et symbole de la quête de l'identité et des origines, mais aussi de l'enfance volontaire ; Aline (et non Alice), héroïne de Colette Vivier dans son roman La maison des petits bonheurs (1939), où le quotidien apparemment banal de la famille et de l'enfance prennent une ampleur héroïque, et que les jeunes connaissent peu aujourd'hui ; enfin, l'incontournable Harry , dont je tais ici le nom puisque ses admirateurs s'en sentent suffisamment proches pour le désigner, comme un ami, par son seul prénom, et qui, non content de s'inscrire dans une certaine tradition britannique, a donné ou redonné la joie de lire à des millions d'adolescents et à leurs parents.
Puissent mes réflexions favoriser chez les jeunes et les moins jeunes l'envie de lire le roman pour la jeunesse.

Sans famille, Hector Malot, 1878

Première de couverture Flammarion 1918 ; source Wikimédia domaine public

dimanche 2 août 2015

" Angel, l'indien blanc "

Tous les ingrédients du bon roman d'aventures sont utilisés par François Place dans son récit " Angel, l'indien blanc " paru chez Casterman en 2014.  Et il se trouve que ce sont des ingrédients auxquels il est fidèle dans ses autres titres : le voyage, l'exploration, la nature, la rencontre de peuples différents ... Angel le bien nommé est né d'une Française enlevée par des indiens d'Amérique du sud qui l'ont arrachée à la propriété argentine du maître espagnol qui lui a confié l'éducation de ses enfants. Élevé comme un indien, le métis est recruté comme matelot sur un bateau qui part en expédition vers le sud découvrir les Terres australes. Après l'échouage du Neptune et avec le savant vénitien Corvadoro qui, malgré les apparences, le prend sous son aile, Angel va passer plusieurs mois parmi les Woanoas, peuple de la banquise antarctique. Il va peu à peu être assimilé à leur société, et surtout initié à leur monde  imaginaire par le biais des forces de l'esprit en connexion constante avec la nature. De son duel avec le roi noir, grand phoque qui défend les siens lors des grandes chasses dont dépend la vie des Woanoas, à sa relation symbiotique avec Leuk, la réincarnation en goéland d'un de ses compagnons Woanoas, Angel, dont le prénom évoque les cieux et l'esprit de la Nature, termine son aventure à Venise où Corvadoro l'emmène. C'est là qu'il prend conscience de la lutte entre la recherche scientifique et la superstition, les tentatives d'explication et de connaissance du monde par les savants et l'attrait de la société dite civilisée pour les récits fabuleux. Le savant Sigogné de Chauvry, participant du voyage mais n'ayant de connaissance des Woanoas que ce qu'en ont raconté Angel et Corvadoro, s'empresse, de retour, de raconter à Versailles qu'il a retrouvé l'Atlantide mythique et que la cité entière est prisonnière des glaces. Cette " escroquerie géographique " (p. 216) permet à l'auteur d'éloigner la menace " civilisée " d'expéditions destructrices, de militer pour la protection des milieux et des peuples, et surtout de laisser la plus grande place aux forces de l'imaginaire et de l'esprit qui unissent Homme et Nature dans son roman. Ce texte n'est pas sans rappeler le très beau récit qu'il commit quelques  années plus tôt et qui emmenait un scientifique à la recherche des " Derniers géants ". C''est ici aussi la protection d'un  "paradis perdu  " qu'il faut assurer. 

"Angel, l'indien blanc ", François Place, Casterman, 2014 

Image : wikimedia commons

jeudi 23 juillet 2015

" Adam et Thomas "

Plus qu'un roman pour la jeunesse, c'est une véritable fable philosophique que Valérie Zenatti traduit de l'hébreu : traductrice d'Aharon Appelfeld pour ses textes destinés aux adultes, elle sert ici son récit adressé à la jeunesse " Adam et Thomas " ,  publié par L'école des loisirs en 2014 et magnifiquement illustré par Philippe Dumas. A la fin de la Seconde guerre mondiale, dans un pays de l'est non nommé, les mamans d'Adam et Thomas les confient à la forêt où ils doivent attendre qu'elles reviennent les chercher. Elles espèrent ainsi éviter qu'ils ne soient raflés avec les autres habitants du ghetto. La forêt les abrite, elle devient nourricière, protectrice, c'est l'image du paradis perdu originel. Ces deux petits Robinsons vont apprivoiser la forêt, qu'Adam connaît bien, et vont y attendre la fin de la guerre, puisque les Rouges arrivent et vont les délivrer. Leur sagesse enfantine, leur foi (en Dieu, en leurs parents, en l'autre) permettent qu'ils gardent une sorte d'angélisme salvateur, une confiance en la Nature et dans le Merveilleux, en particulier pour Adam qui considère toute aide comme venue du ciel ou d'un ange. Ainsi perçoit-il Mina, petite fille cachée dans une ferme, maltraitée, et qui les nourrit régulièrement en déposant au pied d'un arbre quelque nourriture. Les enfants représentent deux conceptions du judaïsme opposées, l'une traditionaliste, l'autre moderne et pragmatique mais l'auteur s'assure en permanence, à travers leurs épreuves, de dire au lecteur que les deux vues se tolèrent, voire se complètent. Sauvés par la forêt, les deux enfants deviennent salvateurs à leur tour et soignent des hommes blessés, réfugiés momentanément dans la forêt. Leur surprise à trouver des enfants autonomes sous les bois confirme l'image de communion de l'enfance avec la Nature, d'une innocence quasi biblique. La fable, elle, s'organise autour des notions d'apprentissage de la vie (Robinson et Walden réunis ? ), de la notion de devoir (les enfants risquent d'être pris lorsqu'ils soignent un fuyard blessé), des notions de providence et d'humanité. Il faut enfin constater que le titre original hébreu signifie " Une fille venue d'un autre monde " et semble désigner la petite Mina, l'ange qui nourrit les deux garçons dans la forêt, et qui, battue par le fermier qui la cache, est soignée par les soldats  de l'armée rouge pour lesquels aussi elle incarne littéralement un ange. Le texte la transfigure littéralement . C'est sur ce personnage que l'auteur s'appuie pour poser la question essentielle du texte : Dieu protège-t-il l'humanité ou celle-ci a-t-elle la capacité, comme les deux garçons, de trouver elle-même son  salut ? Ce roman, écrit dans un style particulièrement simple, a la beauté d'une histoire universelle et ancienne ; c'est peut-être pour cela que la revue " Lire " l'a désigné comme meilleur texte pour la jeunesse de l'année.

Adam et Thomas, Aharon Appelfeld, L'école des loisirs, 2014. 

Image : wikimedia commons

vendredi 1 mai 2015

" Le livre de Perle "



Il est difficile de sortir de la lecture du nouveau roman de Timothée de  Fombelle, et si l'on connaît ses romans d'aventure précédents, les passionnantes histoires de Tobie  Lolness ou de Vango, on ne peut que croiser les doigts pour qu'il ait une très longue vie d'écrivain ...
" Le livre de Perle  "propose plusieurs niveaux de récits où le lecteur déambule comme dans un labyrinthe très bien fléché. Le narrateur, un garçon qui vient de perdre l'amour fabuleux qu 'il a projeté dans une jeune fille croisée seulement 3 fois,  se retrouve chez un homme étrange qui collectionne les valises. Joshua Perle a un secret qu'il va falloir découvrir. Le récit entrelacé va raconter la quête du jeune garçon sur plusieurs années, et en même temps celle du prince Ilian et de son amour pour la fée Olia. Le prince est exilé par le mage Taage dans notre monde réel, celui du 20e siècle, et devient Joshua Perle en usurpant le nom du fils des deux parisiens juifs qui l'ont accueilli après sa traversée d'un monde à l'autre. Joshua-Ilian n'a qu'une voie à suivre, celle qui lui permettra de retrouver " les royaumes " et l'amour de la fée Olia, qui, il ne le sait pas, l'a suivi dans notre monde, après avoir sacrifié, en tous les cas le croit-elle,  ses pouvoirs de fée et son immortalité. Il ne faut pas dévoiler plus loin l'histoire, merveilleuse à plusieurs titres, de Timothée de Fombelle. Mais l'on peut apprécier et mettre en valeur l'exploration du monde merveilleux des contes de fées : pour réintégrer ce monde, le prince Ilian-Joshua  doit collectionner les objets merveilleux des contes que nous connaissons bien et qui font l'objet d'un trafic. Il en remplit des valises entières, bagages fabuleux qui lui permettront de repartir. L'univers des contes, dans ce récit, est présenté comme le lieu d'un passé lointain de l'humanité, de chacun de nous. Joshua retrouve son passé de prince partout dans notre vie et évoque les veillées  de contes qui ramènent les hommes dans ce passé fabuleux, ce monde idéal qui distrait des souffrances de la vie terrestre ordinaire. Conte dans le roman, roman dans le conte :  le narrateur  du"  Livre de Perle " reçoit la mission de raconter l'histoire d'Ilian, d'Olia, de Joshua, de défaire le sort qui les retient prisonniers dans notre monde  et dans une jolie mise en abyme, d'écrire le livre que nous tenons entre nos mains. Le motif du passage d'un monde à l'autre, du réel au merveilleux et retour, a déjà été illustré : des Chroniques de Narnia qui en font leur procédé principal pour chacun de leurs épisodes, à La croisée des mondes, en passant par Alice au pays des merveilles ou Peter Pan pour ne citer que deux textes classiques précurseurs, le changement de monde propose au jeune héros un voyage initiatique qui emmène le lecteur dans son propre parcours, un parcours de développement personnel et un parcours de lecteur. Le narrateur ne dit-il pas page 285 du roman : " Les histoires nous inventent " ? et la citation de James Barrie, le père de Peter Pan, clôt en beauté le roman de T.  de Fombelle lorsqu'elle dit : " Chaque fois que quelqu'un dit " Je ne crois pas aux contes de fées ", il y a une petite fée quelque part qui tombe raide morte ". C'est notre foi ancestrale et universelle dans un monde merveilleux, parallèle au nôtre et qui de temps en temps nous rend visite par la grâce de la littérature pour les enfants, qui nous fait aller de l'avant, persuadés que la beauté existe. 

Le livre de Perle, Timothée de Fombelle, Gallimard , 2014

Image : article " Le petit Poucet" , fr.wikipedia.org

Cet article est dédié à Névine et à son amour des fées. Elle a tout compris. 

" Charlotte "

C'est sur le ton de la confidence que David Foenkinos raconte l'histoire de Charlotte Salomon dans son roman " Charlotte " publié en 2014 chez Gallimard. Si nous en parlons ici, c'est parce qu'il est lauréat du prix Goncourt des Lycéens 2014, et qu'il est toujours intéressant de voir ce qui a pu toucher le lectorat des élèves de seconde qui participent à ce prix et qui ainsi plébiscitent un texte d'ailleurs souvent différent du celui du lauréat du prix Goncourt  tout court. On ne peut qu'être touché évidemment par l'histoire, tragique à plusieurs égards, de Charlotte Salomon, jeune berlinoise juive qui voit sa jeunesse et son grand talent de peintre fauchés par la barbarie du nazisme. Mais c'est surtout la rencontre de l'écrivain avec  le  personnage réel de son texte que le récit veut mettre en relief. A partir de la découverte d'un être dans sa singularité, de son histoire et des lieux de sa vie retrouvés et visités que le romancier expose la genèse du texte, sa lente maturation et ses " retrouvailles " avec un personnage qui ré-existe sur le papier. Concomitamment, et dans une longue litanie de phrases coutes qui font un dessin sur chaque page, Foenkinos raconte Charlotte et sa propre expérience d'auteur, l'écriture de son livre. C'est peut-être aussi cet aspect-là de l’œuvre qui a touché les jeunes lecteurs électeurs du Prix, à côté du thème de la jeunesse et de l'art broyés par l'Histoire, de la singularité qui plie devant le destin collectif.

Autoportrait de Charlotte Salomon ; Wikiledias commons

mercredi 26 novembre 2014

" Calpurnia "

C'est un roman très riche et passionnant à lire que propose Jacqueline Kelly en 2013, sous le titre original américain " The Evolution of Calpurnia Tate ". Édité en France la même année par l'Ecole des loisirs sous le titre " Calpurnia ", le roman nous entraine dans le Texas du 19e siècle, celui des petits propriétaires de plantations de coton et des petites bourgades du sud dans lesquelles les Noirs sont encore des citoyens de seconde zone, la fin de l'esclavage n'étant pas très ancienne alors. Comme souvent, le titre original du texte apporte des précisions par rapport à sa version française. Le terme " évolution", s'il désigne la transformation au fil de plusieurs mois de la jeune héroïne Calpurnia, donne un indice au lecteur sur la préoccupation principale de la jeune fille qui découvre les travaux de Darwin sur l'évolution des  espèces. Le titre américain joue donc double jeu.
En cette année 1899, Calpurnia Virginia Tate a onze ans et est la seule fille d'une fratrie de 8 enfants. Sa destinée prévoit qu'elle apprenne à broder et cuisiner correctement, le ménage et autres corvées
moins nobles étant réservées aux employées noires qu'elle ne manquera pas d'avoir lorsque sa mère aura arrangé le meilleur des mariages pour sa fille unique. Or, Calpurnia ne voit pas les choses du même œil. Passionnée de botanique, de zoologie et d'entomologie, elle passe des heures passionnées dans la nature autour de la maison. A la grande surprise du reste de la famille, elle fait la conquête d'un grand-père bourru qui n'apparaît qu’aux repas communs et s'enferme des heures dans son bureau-bibliothèque ou son laboratoire. Avec lui, elle découvre une nouvelle plante et recevra les félicitations de l'Académie des sciences.  A la veille du nouveau siècle, Calpurnia prend conscience de la condition des Noirs, des femmes et des filles dont le destin ne prévoit pas qu'ils dérogent à l'ordre établi. La science et les progrès technologiques ( le grand-père est fasciné par la première automobile qui arrive dans la petite ville) semblent une porte vers la liberté et la connaissance. Calpurnia scandalise la bibliothécaire locale lorsqu'elle lui demande l'ouvrage de Charles Darwin sur l'évolution des espèces, livre qui a fait grand bruit et dont son grand-père lui a confié l'importance. Au centre de la toile familiale, Calpurnia impose à sa mère de la regarder autrement et d'accepter qu'elle ait un autre destin que le sien. Elle tisse avec ses frères des relations quasi d'égal à égal et apporte à son grand-père, qui désespérait de ses petits-fils, la preuve que les filles peuvent aussi avoir une activité intellectuelle et s'émanciper par la connaissance et l'étude. Calpurnia, c'est décidé, sera un grand savant. Et elle a raison lorsqu'elle dit à propos des ses amies d'école : " Je n’avais jamais pensé que mon avenir serait le même que le leur  (p. 273)" . Comme un encouragement à l'acceptation de sa différence, Calpurnia découvre la neige au matin du premier janvier 1900, signe immaculé d'un nouveau départ.  Son grand-père a joué, ce qui est fréquent dans le roman jeunesse, son rôle de passeur. A elle de défendre la science et la connaissance, et de prouver que la tête des filles est aussi bien faite que celle des garçons au début d'un siècle où de grandes scientifiques accompliront leur œuvre personnelle.

Calpurnia, Jacqueline Kelly, l'Ecole des loisirs, 2013

Image Wikimedias commons

mardi 28 février 2012

"Rose et la maison du magicien"

Prenez une orpheline (encore !), un magicien, une domesticité à l’anglaise, des enfants (orphelins eux aussi, tant qu'à faire) qui disparaissent, d'autres qui travaillent ou sont à la rue, une fillette (l'orpheline du début) au caractère bien trempé, ses dons pour la magie qu'elle découvre peu à peu, une touche d'alchimie et de recherche de la vie éternelle, une vilaine et méchante sorcière, évidemment, qui se nourrit du sang de pauvres enfants innocents (vous savez, ceux qui ont disparu) et, entre Oliver Twist et Harry Potter, vous aurez un roman tout rose (donc, pour les filles ?), écrit par Holly Webb : " Rose et la maison du magicien". Un premier tome des aventures de cette petite magicienne (ici, le terme "sorcier", c'est pour les méchants, et "magicien" pour les gentils) qui se laisse lire avec plaisir. On aurait pu craindre une énième copie pour filles, avec fille, des aventures de HP, mais c'est plutôt réussi, avec ambiance british, garçon adjuvant et/ou opposant, thèmes du travail des enfants, de l'orphelinat si chers à la littérature britannique. Une atmosphère 19e siècle rappelant Dickens, les rues de Londres pleines de dangers pour les jeunes orphelins, la débrouillardise, la droiture et la loyauté de l'enfance livrée à elle-même et ... au bon vouloir des adultes. C'est rose devant et derrière, ça brille, c'est pour les filles ... et alors ?

"Rose et la maison du magicien ", Holly Webb, Flammarion, 2011

Image Maisons style Tudor à Londres. Banque d'images libres de droits 123RF

dimanche 11 décembre 2011

"Créatures"

Mêlant Rome antique et  Florence médiévale, légende de la Vierge de fer et celle du loup-garou, saupoudrant un zeste d'ambiance "Twilight" et une bonne dose d'enquête policière avec un commissaire florentin philosophe et un enquêteur suédois qui a des choses à cacher lui-même, Florian Ferrier propose avec "Créatures", paru chez Plon jeunesse en 2011, un texte efficace où un semblant d'idylle se noue entre une Belle et une Bête venue du fonds des âges et des froides forêts du nord. Olympe la bien nommée, qui garde un calme (presque) olympien en toutes circonstances, libère sans le vouloir le monstre, le dernier des Animus, de l'instrument de torture où les hommes jadis l'ont enfermé. Dès lors quel pari prendra-t-elle ? Aider à capturer Carthago et à l'enfermer à nouveau ? Où tout faire pour lui rendre le cœur qui lui a été arraché afin de le sauvegarder durant  des centaines d'années jusqu'à un éventuel réveil ? Histoire de Rome, de sa lutte pour conserver ses frontières au nord face aux Barbares et enquête policière, lutte immémoriale pour retrouver l'Animus et le détruire, attirance quasi mythique entre une mortelle et une créature maléfique qui en son temps aida Rome jusqu’à l’avènement du Christianisme (la bataille finale se déroule au Panthéon de Rome), tels sont les ingrédients utilisés par l'auteur dans une recette qui mélange les genres et remet au goût du jour Histoire et mythologies. Un texte plaisant qui donne envie de poursuivre sa lecture avec d'autres titres du même acabit.

Créatures, Florian Ferrier, Plon jeunesse, 2011
Photographie personnelle ( avril 2011)